One Point Slam tournament 

Le One Point Slam est un évènement d’exhibition créé par Tennis Australia. Il a vu le jour pendant la semaine précédant l’Open d’Australie 2026 à Melbourne et plus précisément à la Rod Laver Arena. On peut considérer cette version comme simplifiée du tennis mais qui est tout autant spectaculaire. En effet, chaque match consiste en un point unique, avec une élimination directe pour le perdant.


Le format met en avant des joueurs professionnels présents sur le circuit mondial, mais aussi des joueurs amateurs qui doivent faire face à des qualifications pour jouer ou alors grâce à une wildcard. Au total, ils sont 48 participants, dont 24 amateurs et 24 professionnels, pour qu’il n’en reste qu’un seul. L’un des points intéressants de ce format est qu’il regroupe les hommes et les femmes, ce qui rend l’évènement encore plus attractif et fort en suspense.


Avec cette structure inédite, le spectacle est au rendez-vous. Le One Point Slam a été fait afin de maximiser la tension et l’imprévisibilité, car aucun point n’est pardonné. Le service est déterminé par un jeu de pierre-papier-ciseaux avant chaque point. Les amateurs ont évidemment un avantage considérable avec deux services comme dans les règles classiques du tennis, contre un seul pour les professionnels, ce qui peut, pour un seul point, rééquilibrer légèrement l’écart. Le gagnant de chaque point accède à la manche suivante et le perdant est éliminé directement.


Durant cette édition 2026, le grand gagnant, à la surprise de tout le monde, était Jordan Smith. Un joueur amateur de 29 ans qui, plus tôt dans sa carrière, était un joueur universitaire de tennis aux États-Unis. Il a remporté la finale face à Joanna Garland (WTA n°117). Le cash prize du One Point Slam s’élève à 1 million de dollars australiens. Les deux finalistes ont tous deux réalisé un parcours exceptionnel lors de cette compétition. Concernant Smith, il est tombé sur le chemin de Jannik Sinner, alors n°2 mondial et multiple champion de l’Open d’Australie, et s’en est sorti grâce à un service raté. Pour Joanna Garland, elle a réalisé un parcours tout aussi incroyable, en éliminant Alexander Zverev, Nick Kyrgios, Maria Sakkari et Donna Vekic avant la finale.


Pour les organisateurs, leurs objectifs étaient de créer un moment médiatique fort et divertissant juste avant le début du premier Grand Chelem de l’année, mais aussi d’attirer les fans vers Melbourne Park dès la semaine d’ouverture avec un format accessible et facile à comprendre. Le directeur de l’Open d’Australie, Craig Tiley, a positionné clairement l’évènement comme une expérience différente de ce qu’il peut y avoir dans le calendrier et pas seulement comme un autre tournoi d’exhibition.
Concernant les réactions qu’il y a pu avoir, une grande partie des spectateurs et même des joueurs ont trouvé que l’ambiance était spectaculaire et que l’atmosphère était fun et très différente de ce que l’on peut retrouver dans des tournois classiques. Pour le public, cela peut être une très bonne alternative, très immersive, mais surtout bien plus courte, car il a seulement duré une soirée. Bien sûr, pour d’autres, plus « puriste », ils ont critiqué l’évènement. Notamment la légende Martina Navratilova, qui affirme que le tennis traditionnel est déjà assez attrayant sans ce type de format, et que c’est davantage une recherche de divertissement que de sport. Une réduction du tennis au minimalisme extrême, où le niveau réel des joueurs ne compte presque plus.


Une question se pose donc à la suite d’évènements créatifs et innovants : est-ce qu’il est important de créer des alternatives plus spectaculaires et plus courtes afin de donner un nouveau souffle au sport, ou est-il préférable de garder et de respecter les traditions sportives ?

Noé Le Page 

noe.le.page.2801@gmail.com

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