Chaos à Bilbao : la Vuelta frappé par la fureur des manifestations

La 11ème étape de la Vuelta, plus précisément à Bilbao, a pris un tournant des plus chaotique ce mercredi. Au cœur des routes sinueuses du Pays basque, des manifestations propalestiniennes ont eu raison du cyclisme ce mercredi.

L’étape a été suspendue pour des raisons de sécurité. Aux abords de l’arrivée, de nombreux manifestants ont bloqués la route et provoqué des incidents ce qui a contraint les équipes organisatrices à neutraliser l’étape à 3 km de la ligne d’arrivé. Pour maintenir la sécurité des coureurs, il n’y a pas eu de vainqueur sur cette étape même si les classements intermédiaires ont été validés. Ces tensions ont entraîné plusieurs arrestations et des policiers blessés, ce qui renforce l’inquiétude et l’insécurité pour la suite de ce tour d’Espagne.

L’équipe Israel-Premier Tech vit dans un climat d’insécurité depuis plusieurs jours. Les références directes au pays ont été retirées du bus et des maillots, même si l’étoile de David reste visible comme logo. Contrairement aux autres équipes, ses coureurs ne participent pas à la signature avant le départ et bénéficient d’une protection renforcée : bus escorté par la police et présence des forces de l’ordre dans leurs hôtels.

Le directeur technique Kiko García a reconnu l’ampleur du problème : « Nous ne craignons plus seulement pour leur sécurité, mais pour celle de tous. La vie de nombreux sportifs est en jeu. Les protestations doivent exister, mais sans violence, car cela peut devenir bien pire. Il faut se demander si l’on doit continuer à protéger une équipe qui met en péril le reste de la course. »

En ce qui concerne les coureurs, Jonas Vingegaard et Tom Pidcock, qui étaient en tête au moment de la neutralisation, ont exprimé leur déception et leur frustration, en estimant que leurs efforts avaient été réduits à néant. Le Danois Jonas Vingegaard a déclaré en interview à la suite de la course : « On a travaillé toute la journée pour ça et ne pas pouvoir se battre pour la victoire c’est vraiment dommage. C’est triste, car on aurait vraiment aimé gagner l’étape ou au moins essayer de la gagner. »

Cet incident pose aussi le débat complexe sur la neutralité politique dans le sport. Notamment avec la participation d’Israël dans les compétitions internationales : certains estiment que ses athlètes devraient concourir sous bannière neutre, à l’image de ce qui est imposé aux Russes. 

Noé Le Page

noe.le.page.2801@gmail.com

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